2022 : L’été de trop !!??

Sécheresse, canicules, méga feux, inondations, rationnements de l’eau, … et peut être à la rentrée, nouveaux épisodes Cévenol.

Face à un changement/Dérèglement climatique qui s’inscrit dans la durée (au moins 30 ans) et nous frappe tous de plus en plus fort au quotidien, espérons que cet été sans fin aura permis à quelques millions de français supplémentaires de prendre conscience de la gravité de la situation.

Mais combien seront-il dans les prochains mois à se mobiliser concrètement pour qu’enfin soient mises en œuvre les recommandations du GIEC, du Shift project et de l’ensemble de la communauté scientifique ?

Pourtant si l’on mérite ce dont on hérite, il est urgent de mettre fin au greenwashing et d’agir vraiment et enfin à 4 niveaux :

  • L’état et ses administrations
  • Les collectivités locales
  • Les entreprises au sens large
  • Les citoyens sachant que les gentils colibris ne pèsent -mais c’est déjà beaucoup- que pour environ 20% de l’empreinte carbone mondiale.

Il s’agit de passer de la résistance vaine à une récession structurelle annoncée (*) à celle d’acteurs résilients dans un monde en transformation rapide.

(*) Récession à rebonds probable du fait des menaces à C/M/L terme : Tensions géo politiques et commerciales, pandémies, nouveaux accidents climatiques, conflits sociaux, ..

Car si nous attendons plus longtemps, le risque est grand que face à la vague qui se rapproche, les phénomènes les plus délétères -déjà à l’œuvre- ne l’emportent :

  • Guerres et conflits de ressources (eau, foncier, énergie, ..)  
  • Eco-anxiété, découragement et paralysie
  • Replis sur soi (bunkérisation des pays, des villes, des quartiers et des citoyens)

Comment lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

Précision : Face à un risque quel qu’il soit, il existe plusieurs attitudes possibles :

  • L’inaction (On fait comme si le risque n’existait pas. On ne le traite pas) mais la France a déjà été condamnée pour inaction climatique
  • L’élimination du risque (Réduire à zéro le risque d’accidents climatiques). Ce qui dans le cas présent est irréaliste
  • La diminution ou l’atténuation du risque (Réduire notre empreinte carbone afin de limiter le réchauffement climatique et ses conséquences)
  • L’adaptation (qui ne cherche pas à diminuer le risque mais à réduire la gravité de ses conséquences s’il venait à se réaliser. Ex : on construit des digues pour se prémunir d’un éventuel raz de marée ou on prend une assurance prémium)

Sachant que les 2 premiers traitements ne sont pas raisonnables, reste à investir massivement dans l’atténuation et l’adaptation.

Or, plus nous retardons notre effort d’atténuation plus nous nous condamnons à une situation intenable : montée exponentielle des coûts d’adaptation/réparation/dédommagement avec au final la menace d’effondrement du système d’assurance et/ou la précarité climatique pour de plus en plus de français dans l’incapacité financière de s’assurer correctement.

2 axes d’atténuation du risque climatique :

  • La recherche de sobriété (la réponse à court terme)
  • L’investissement massif dans des solutions et technologies propres ou « vertes » (une réponse à moyen/long terme)

Sachant que les 3 prochaines années seront déterminantes (**) dans le combat contre le réchauffement climatique, la sagesse incite à opter immédiatement pour la sobriété.

(**) Pour rester sous un réchauffement global de + 1,5 °C, les émissions de gaz à effet de serre doivent atteindre un pic au plus tard d’ici à 2025 – dans trois ans, donc. Puis elles doivent diminuer de moitié d’ici à 2030. Ce qui signifie qu’il faut une action immédiate. Et non pas que nous pouvons encore attendre 2025 pour réagir avant la catastrophe.

Le référentiel de la sobriété

Que ce soit à l’échelle collective (nation, territoire, entreprise) ou individuelle, voici les actions qui peuvent être engagées en matière de sobriété :

  • Consommer/utiliser avec modération/raison
  • Réutiliser/transmettre
  • Éviter les gaspillages, les sur équipements, les gadgets
  • Faire par soi-même, utiliser sa propre énergie (fermer sa porte, préparer ses repas, éteindre la lumière, ..)
  • Entretenir, prendre soin de ses équipements
  • Recycler
  • Réparer les produits et équipements
  • Partager/mutualiser
  • Privilégier les low techs, les produits locaux et à faible empreinte carbone
  • Boycotter/pétitionner/réaliser actions de lobbying (***)
  • Informer/sensibiliser/former les autres sur la nécessité de résilience
  • Rassembler, coordonner les intelligences locales, les actions vertueuses
  • Inciter/valoriser/récompenser les initiatives vertueuses
  • Équiper/outiller les autres  
  • Financer/investir les produits et technologies vertueuses
  • Interdire/taxer/contingenter/punir

(***) De plus en plus de consommateurs et d’associations de protection de la nature multiplient et musclent leurs actions.

Les obstacles à la sobriété

Ils ne sont pas techniques puisque l’on sait déjà ce qu’il faudrait faire mais d’abord culturels/idéologiques et physiologiques/situationnels.

L’obstacle culturel et idéologique :

Il réside dans la difficulté à obtenir un changement de comportements de la part d’organisations et d’individus conditionnés depuis près d’un siècle par le « consommer/produire plus, c’est exister » ; cette injonction culturelle à toujours plus consommer, à produire toujours plus, à exploiter jusqu’à la lie la planète et le vivant constitue encore le leitmotiv majoritaire du Sapiens économicus.

Ainsi pour la plupart de nos contemporains, sobriété et frugalité sont encore synonymes de régression, de renoncements, de sacrifices alors qu’objectivement et à titre d’exemple les végétariens qui ont fait ce choix ne sont pas plus malheureux que les carnivores.

Dans ce contexte, les prétextes à l’inaction climatique ne manquent pas :

  • « La France ne représente qu’une goutte d’eau dans l’empreinte carbone mondiale. Les Chinois et les Américains n’ont qu’à montrer l’exemple
  • La vertu écologique, c’est pour les bobos. Je n’ai pas d’autre choix que de rouler au diesel
  • Pourquoi devrais-je me priver de viande alors que mon voisin prend l’avion pour un weekend ?!
  • Bernard Arnault et son jet privé sont-ils taxés ? J’attends »

Si l’on veut éviter une fois de plus la contrainte, la punition, l’infantilisation, il nous faut donc rapidement transformer nos imaginaires, réenchanter nos parcours de vie, rendre désirable d’autres choix de société, d’autres pratiques individuelles et collectives.

Des sociétés et des comportements fondés sur le Care ; c’est-à-dire non plus sur le culte de l’enrichissement matériel, de la réussite individuelle et de la consommation ostentatoire mais sur le partage, la solidarité, la convivialité et la consommation/production raisonnées. Liberté, égalité, fraternité face au défi climatique en quelque sorte.

A priori, cela semble à notre portée tant les dégâts du libéralisme deviennent insupportables pour la planète et ceux qui l’habitent.

Encore faut-il mettre fin aux mythes de la croissance infini et de la mondialisation heureuse pour enfin concrétiser l’utopie de sociétés fondées sur ce Care.

N’oublions pas que l’utopie libère là où le mythe aliène.

Suite le mois prochain

L’ingénierie Créon s’adresse principalement aux EPCI et à leurs représentants (élus et DGS).

Elle leur permet d’élaborer et de booster leurs projets de territoire et programmes les plus structurants en intégrant l’impératif de résilience qui s’impose désormais :

  • Réduction de l’empreinte carbone et relocalisation des activités
  • Recherche d’autonomie alimentaire et énergétique
  • Appel à l’intelligence collective du plus grand nombre d’habitants
  • Constitution de groupements d’entreprises locales solidaires
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Le Cluster

Contexte et enjeux :

L’impératif de lutte contre le réchauffement climatique s’impose aux territoires. Ces derniers chercheront de plus en plus à réduire leur empreinte carbone en s’appuyant en priorité sur leurs ressources locales. Ce nécessaire effort de résilience territoriale requière la contribution de l’ensemble des parties prenantes : services de la collectivités, associations, entreprises, commerçants, et bien sûr les habitants

Dans ce contexte, les collectivités et entreprises locales doivent maîtriser l’ingénierie et les compétences leur permettant de garantir le caractère résilient de leurs projets d’aménagement, de revitalisation, de construction/rénovation, … aux yeux de leurs ayants droits (habitants, clients, usagers, riverains, citoyens).

Objet et vocation du Cluster : Il est constitué de collectivités et d’entreprises souhaitant mutualiser leurs efforts pour assurer la résilience de leurs projets. Chaque membre du Cluster désigne l’un de ses collaborateurs (en tant que référent) pour le représenter au sein du cluster.

Profil type des participants : Directeurs de programme, Chefs de projet, PMO ou Référents Résilience

Projets concernés : Tout projet structurant (projet d’aménagement, de construction, de revitalisation, les plans climat, d’autonomie alimentaire, énergétique, de mobilité… )

Bénéfices attendus :

  • Développer la résilience (*) de vos projets structurants
  • Partager/mutualiser réflexions et innovations avec d’autres territoires (principe de l’intelligence collective) et d’autres entreprises
  • Affirmer un positionnement de collectivités et d’entreprises innovantes

(*) Neutralité carbone, recours optimisé aux ressources locales et mobilisation maximale de l’intelligence collective.

Apports opérationnels du Cluster :

  • Montée en compétence du référent participant au cluster au fil des webinaires et des échanges
  • Fertilisation croisée, échange d’expériences et entraide entre les membres du cluster
  • Accès à l’ingénierie de résilience (outils et méthodes)
  • Constitution et partage d’une banque d’expériences
  • Mise en relation qualifiée avec notre éco système d’experts thématiques (démocratie participative, agence de communication, institut de sondage/enquête, agroécologie,…) en cours de constitution

Organisation opérationnelle :

Le cluster auquel nous vous proposons d’associer l’un de vos collaborateurs se déroule selon un cycle annuel comprenant :

  • 5 webinaires (Zoom) d’une demi-journée permettant aux membres de présenter l’avancement de leur(s) projet(s), de s’entraider et à notre consultant de répondre à leurs questions et de leur fournir conseils et recommandations
  • Un séminaire à Paris (en juin) d’une journée permettant une capitalisation croisée des projets les plus aboutis ; des échanges structurés autour des meilleures pratiques et traitement des difficultés
    • Les dirigeants des entreprises adhérentes au cluster seront invités à participer à ce séminaire
  • Un espace de collaboration en ligne (plateforme Acollab) incluant :
    • Une base de connaissances structurée (outils méthodologiques, projets capitalisés)
    • Une messagerie
    • Des forums thématiques

Déroulement type d’un webinaire (durée 3 heures) :

  • Tour de table des news (lancement de nouveaux projets, inauguration, publication d’experts, revue de presse,  ..)
  • Point d’avancement des projets depuis le dernier webinaire
  • Commentaires, suggestions de notre consultant, réponses aux questions des participants
  • Formation flash sur l’un des axes de travail du cluster (management de projet, conduite du changement, mobilisation de l’intelligence collective, …)

* Le choix des thèmes de formation flash sera effectué lors du webinaire précédent (en tout cas au moins un mois avant)

Base de connaissances structurée :

  • Processus projet : Depuis l’avant-projet jusqu’à sa capitalisation, l’ensemble des étapes d’un projet selon la certification PMI enrichi de l’impératif de résilience
  • L’ingénierie de gouvernance et de pilotage à déployer
  • Les instances démocratiques locales permettant la mobilisation de l’intelligence collective (Agorapolis)
  • La stratégie de conduite du changement et de communication
  • Les leviers de résilience d’un projet (mobilisation de l’intelligence collective, l’économie de l’usage, l’analyse fonctionnelle, …)
  • La boîte à outils de la résilience locale (centrales villageoises, les ressourceries, les tiers-lieux, le crowdfunding, ..)

Le Club

Objet et vocation : Destiné à des dirigeants/élus souhaitant développer une vision stratégique d’un monde en transformation rapide et d’impulser des dynamiques de développement résilient au sein de leur organisation/territoire.

Principes d’organisation et apports du Club

Fonctionnement : Le Club se réunit 5 fois par an pour permettre à ses membres de :

  • Prendre connaissance des meilleures pratiques en matière de résilience
  • Compléter l’ingénierie de leurs entreprises/collectivités
  • Échanger des conseils, enrichir leurs pratiques au contact des autres membres du Club
  • Faire émerger d’éventuels projets ou idées à mutualiser

Déroulement type d’une année :

  • 3 webinars (9h à 12h30) (avril, octobre et décembre)
  • 2 séminaires présentiels en février (à Paris) et juin (en résidentiel) (*)

(*)    Arrivée la veille pour une journée d’échanges complète)

Valeurs partagées et porteuses : Le Club a vocation à constituer une communauté soudée autour de quelques valeurs fondatrices :

  • Transparence et confiance (entre les membres du club)
  • Convivialité et franchise (pas de protocole inutile, ni de « langue de bois »)
  • Écoute active et ouverture d’esprit (sur ce qui fait ailleurs, dans d’autres secteurs)
  • Confidentialité (des échanges au sein du groupe)
  • Efficacité et rigueur (dans la préparation et le déroulement des réunions)
  • Partage et entraide

Les 3 moments forts d’une rencontre :

  • Environnement et actualité : Lecture critique et croisée de l’actualité politique, économique et sociale pour dégager une vision systémique des évènements actuels et à venir
  • Work in progress : Ce moment permet à tout membre de :
  • Présenter un projet remarquable (de par sa complexité et/ou son caractère innovant)
  • Solliciter l’aide, les conseils des membres du club d’une manière générale
  • Apport d’ingénierie : Moment de formation au management de la résilience :
  • Elaborer/déployer une stratégie de résilience
  • S’assurer de la résilience de ses projets
  • Analyse prospective et stratégique
  • Intelligence collective
  • Cost killing intelligent
  • Agilité organisationnelle
  • Économie de la décroissance positive
  • Conduite du changement management des organisations
  • Organisation d’un cluster local
  • ….

Vous avez dit « Bien commun » ?

Dans la perspective d’une nécessaire décarbonation de l’économie et donc d’une exploitation coordonnée et raisonnée des ressources de la planète, la notion de bien commun mais surtout sa concrétisation sont appelés à devenir cruciales.

Un bien commun peut être matériel (un champ, un cours d’eau, l’air) ou immatériel (une connaissance, une publication, Wikipédia).

Par nature, un bien commun se définit comme « une chose à l’usage de tous les hommes et sujets à des dilemmes sociaux (surexploitation, accaparement) ».

Par nécessité et pour éviter précisément sa dégradation et/ou privatisation, l’usage d’un bien commun doit être coordonné à l’échelle nationale (voir supra nationale) ou locale.

A l’échelle nationale, le bien commun coordonné devient « Choses instituées comme étant nécessaires à l’exercice des droits fondamentaux, au libre développement de la personne et des générations futures et dont l’accès à tous doit être assuré par la loi ».

A l’échelle locale le bien commun coordonné est « toute ressource (système et unités) en accès partagé gérée de manière auto-organisée par une communauté en vue de garantir l’intégrité de la ressource dans le temps ».

Cette demande de protection des biens communs va donner lieu à de plus en plus de conflits d’intérêt locaux. Aussi, les collectivités vont devoir acquérir une ingénierie de l’intelligence collective qui leur permettent de créer de la coopération, de la solidarité plutôt que de l’affrontement.

Le partage de l’eau constitue déjà un « crash test » dans nombre de communes !

Pour conjuguer transition alimentaire/agricole et lutte contre la précarité alimentaire

En France en 2008, on comptait 2,6 millions de personnes dans les files des distributions alimentaires. En mars 2021, selon le Comité de lutte contre la précarité alimentaire, nous sommes passés à 7 millions de personnes.

Pour répondre à ce mal que l’on voudrait d’un autre temps, plusieurs collectifs cherche une alternative à la réponse actuelle jugée stigmatisante :

  • Se rendre dans des lieux d’approvisionnement réservés aux pauvres
  • Être les bénéficiaires de dons, manger de la charité
  • Écouler les surplus de la grande distribution et des industriels

Ces collectifs proposent la création d’une Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA) reposant sur 3 piliers :

  • Universalité de l’accès. La carte donnerait droit à 150 euros quel que soit le niveau de revenus.
  • Sélection des professionnels/commerçants conventionnés par des caisses gérées démocratiquement à l’échelle locale.
  • Financement du dispositif par la création d’une cotisation sociale à taux unique proportionnelle aux revenus.

Bénéfices attendus :

  • Accès universel à une alimentation de qualité
  • Garanti que ce budget individuel (150 euros par mois) sera consacré à l’alimentation
  • Rémunération et promotion des producteurs locaux
  • Protection de la nature (agriculture de qualité)

Sans attendre que le législateur institue cette SSA, plusieurs initiatives fleurissent localement… et c’est tant mieux.

plus de détails sur le site du collectif

Lorsqu’une collectivité décide d’engager son territoire sur la voie de la résilience, l’une des premières étapes consiste à choisir entre 3 angles d’attaque :

La stratégie des Petits Cailloux

Dans ce cas, la collectivité choisit de mobiliser ses habitants sur un petit projet (à faible complexité et bien délimité) qui constituera la première pierre de l’édifice résilience (le projet démonstrateur).

Ensuite et après avoir célébré la réussite de ce premier projet avec ses habitants, la collectivité lance un second projet complémentaire du premier…. Et ainsi de suite. Chaque projet capitalisé constitue un point d’ancrage positif pour les projets suivants et peu à peu les habitants prennent confiance en eux discernent une trajectoire qui fait sens ; celui de la résilience et de l’intelligence collective.

Saint-Pierre-de-Frugie est un bel exemple de cette stratégie des petits cailloux (ou des petits pas)

Obtention rapide de résultats encourageants et apprentissage à moindre risque du débat démocratique sont les principaux atouts de cet angle d’attaque.

La « Grande cause »

Dans ce cas, la collectivité choisit de mobiliser la population pour relever un défi majeur auquel est confronté le territoire.

Il peut s’agir d’atteindre la neutralité carbone, de lutter contre la désertification médicale, d’atteindre l’autonomie alimentaire ou énergétique.

Ici bien sûr, la complexité est d’un tout autre ordre et les risques de conflit bien que modérés existent.

Le Projet d’ensemble

Dans ce cas, la collectivité choisit de se doter d’un projet de territoire résilient.

Les habitants sont invités à évaluer la qualité de vie à l’aune des 11 processus de vie (voir article diagnostic stratégique territorial) et à concevoir des scénarios stratégiques.

Dans l’absolu, aucun de ces 3 angles d’attaque ne peut être considéré comme meilleur même si l’urgence climatique et l’état de dévitalisation de nombreux territoires tendraient à privilégier les 2 derniers.

D’une manière générale, le choix de l’angle d’attaque dépendra des caractéristiques du territoire, de ses difficultés et de sa maturité démocratique.

Pour relever les défis actuels (notamment climatiques et économiques), les territoires vont devoir miser à plein sur l’intelligence collective et donc enrichir leur ingénierie et instances de démocratie locale….

Alors, une projet, une réalisation à partager ? Utilisez la zone de commentaires pour nous en parler. Idéalement, collez un hyperlien qui pointe vers cette initiative.

Défis extrêmement polysémiques, la lutte contre le réchauffement climatique et la perte de bio diversité supposent de conjuguer :

  • La mobilisation de tous (le collectif) et de chacun
  • L’identification, la conception et la diffusion de solutions opérationnelles
  • Le dépassement des égoïsmes, du Nimby

Heureusement, des solutions existent déjà :

  • Consommation éclairée (réfléchie et responsable)
  • Economie circulaire
  • Prévention (responsabiliser les comportements plutôt que de construire des « garde fous »)

Alors, une projet, une réalisation à partager ? Utilisez la zone de commentaires pour nous en parler. Idéalement, collez un hyperlien qui pointe vers cette initiative.

Créon – Un monde d’avenir est une communauté ouverte à toutes les bonnes volontés sans considération de statuts : collectivités locales, entreprises, associations, citoyens.
Notre vocation : Contribuer à la construction d’un monde plus résilient en misant sur l’intelligence collective de tous !
Afin de garantir notre agilité organisationnelle, nous avons choisi d’adopter la forme d’une communauté d’alliés informelle réunit autour d’une charte que voici.

A n’en pas douter, le monde aborde une crise systémique (économique, climatique, géo politique, sanitaire,..) durable et donc existentielle pour l’humanité.

Le dérèglement/réchauffement climatique (sécheresses, inondations, tornades, méga feux, ..) en particulier devrait générer de plus en plus de :

  • Migrations massives vers les pays, régions les moins affectés
  • Conflits d’accès aux ressources (eau, terres fertiles, températures clémentes, notamment)
  • Coûts de réparation/dédommagement des sinistres insupportables pour le système banques/assurances

Dans ce contexte de tensions et d’incertitudes, il est urgent et prioritaire de créer un monde d’avenir ; porteur de sens et plus résilient.

Cet indispensable effort de résilience se fonde sur 4 principes directeurs :

  • Miser prioritairement sur ce qui est essentiel à nos sociétés : la qualité de vie du plus grand nombre et la solidarité en place de l’enrichissement personnel et du chacun pour soi
  • Se donner les moyens de la neutralité carbone (économie de l’usage, sobriété, économie circulaire, chasse aux gaspillages, à la sur qualité, partage, ..)
  • Développer l’autonomie des territoires de proximité (autonomie alimentaire, énergétique, sanitaire,..)
  • Mobiliser l’intelligence collective de tous et créer les conditions d’une démocratie plus inclusive. Sans adhésion et collaboration de l’ensemble des acteurs, rien ou presque ne sera possible.

Cette recherche de résilience est l’affaire de tous :

  • L’État et les institutions
  • Les collectivités locales
  • Les entreprises
  • Les collectifs, les associations
  • Les individus

Il n’est plus temps d’attendre et de s’attendre, mais de se mobiliser et d’agir ensemble.

A la fois communauté et espace collaboratif dédié à la résilience et à l’intelligence collective, Créon un monde d’avenir conçoit et propose des outils permettant à tous (élus, chefs d’entreprises, associations, citoyens) de :

  • Comprendre. En apportant une vision globale (systémique), finalisée (stratégique) et objective (scientifique) des évènements en cours (économiques, technologiques, sociaux, politiques, climatiques…) et de leurs conséquences.
  • Agir. En proposant des modèles de sociétés porteurs d’avenir et une ingénierie permettant de déclencher l’engagement et l’action.
  • Coopérer. En créant les conditions d’un dialogue sincère et constructif entre les acteurs ; en rapprochant et en facilitant la prise de décisions collectives malgré les égoïsmes et traditionnels clivages.

Notre devise : Éclairer, Mobiliser, Rapprocher !

Introduction : Pour s’adapter à la crise-transformation systémique qui débute (économique, climatique, sociale, géopolitique, sanitaire, ..), chaque territoire doit pouvoir s’appuyer sur l’ensemble des ressources et énergies locales. Seules l’intelligence collective et la coopération permettront de produire l’indispensable effort de résilience (1) à l’échelle de chaque territoire. Il s’agit de faire appel à l’imagination et aux propositions de tous les habitants sans exception en mettant en place des instances de démocratie plus inclusives.

Or, nombre de démocraties (car la France n’est pas un cas isolé) se sont progressivement dévitalisées et de plus en plus de citoyens ne croient plus à l’action politique (65% d’abstentions aux dernières élections régionales).

Ce désengagement se nourrit de causes multiples qu’il faut avoir le courage d’énoncer :

  • Une succession de gouvernements qui -faute de disposer d’une vision stratégique et systémique- se contentent d’exercer une gestion à la petite semaine sous la pression des émotions ou des lobbies
  • D’un manque de courage et de détermination. Pusillanime et procrastination (ex : Cope 21, lutte contre l’évasion fiscale, contre la pauvreté)
  • De cette politique show business, de tous ces slogans vides de fondements (ex : la théorie du ruissellement). Des talk-shows, des bains de foule soigneusement orchestrés
  • Des artifices montés en révolution copernicienne (ex : le grand débat, la convention citoyenne pour le climat dont les remarquables propositions devaient être soumises au parlement « sans aucun filtre »).
  • Des ministres qui déforment les faits (le traitement de la pandémie de Covid a permis d’allonger la liste)
  • Des décisions déconnectées de la réalité des territoires (ex : taxe carbone, le port du masque dans des lieux déserts)
  • Des abus de pouvoir, des conflits d’intérêt, voire des actes délictueux de certains (un ancien président de la République, des ministres) qui jettent malheureusement le discrédit sur l’ensemble de la classe politique qui massivement reste intègre
  • Mais aussi, des électeurs consommateurs. Nous assistons à l’avènement du citoyen « presse bouton », au citoyen qui préfère « liker » plutôt que de s’engager.
  • Une atomisation des revendications et une montée des égoïsmes, du chacun pour soi
  • Enfin une constitution qui favorise la verticalité, la concentration des pouvoirs. Avec en sus, un manque cruel de proportionnelle et donc de débat démocratique

Ce constat peut sembler sévère et généralisateur mais il s’appuie sur des faits largement relatés dans les médias. Ce qui suffit à marquer les esprits et incite à l’abstention.

Les 3 scénarios à éviter à l’échelle nationale mais aussi locale

L’embrasement

Augmentation des coûts de l’énergie, creusement des inégalités, des fins de mois qui n’en finissent pas d’être difficiles, sentiment d’être méprisé.. Les facteurs d’explosion sociale n’ont jamais été aussi nombreux. Et c’est sans compter sur l’impact de la hausse des taux d’intérêt et la fin prévisible de l’argent hélicoptère. Autre motif de tension, l’inaction climatique amène une partie croissante de la population vers des actions de plus en plus musclées (ex : désobéissance civile et actions de sabotage). Au total, les foyers de mécontentement accumulés ces dernières années risquent de mettre à mal la cohésion sociale des territoires.

La balkanisation de la société

Ce phénomène a également déjà commencé. De plus en plus de citoyens ne supportent plus une société qu’ils jugent mortifère pour la planète et pour le vivre ensemble. Les zad, les sectes, les communautarismes d’une manière générale ont le vent en poupe. Or, si on peut comprendre cette volonté de tomber la muselière et la carte bancaire pour se réapproprier son quotidien et donner du sens à son existence, le risque est grand de passer d’une « France périphérique » à la disparition même de nation et de communauté de destin.

Le durcissement démocratique.

La France n’est déjà classée qu’au 24° rang -en tant que « démocratie imparfaite »- selon l’indice de the economist  intelligence unit). Pire, des signaux inquiétants se sont accumulés ces dernières années :

  • L’infantilisation et l’appel à l’obéissance des citoyens plutôt qu’à leur discernement et intelligence situationnelle : obligation de se conformer à des mesures absurdes et incohérentes (port du masque dans des parcs déserts mais entassement dans les transports publics, masque/pas masque…)
  • La surveillance et le traçage de plus en plus serrés de nos gestes et déplacements. Les caméras de vidéosurveillance en réseau, l’application stop covid. En attendant peut être les drones verbalisateurs et le système chinois de bons points aux citoyens
  • La pression sur les libertés. La loi sécurité globale et le prolongement sans fin de mesures exceptionnelles, l’application du passe sanitaire (lire les réserves argumentées de Claire Hédon, Défendeuse des droits)

Ce scénario est d’autant plus inquiétant qu’une partie de la population a déjà sombré dans la psychose ou le délire sécuritaire (précautions sanitaires disproportionnées, phobie de l’invasion migratoire, demandes de leaders autoritaires, de toujours plus d’encadrement des libertés individuelles).

Bien sûr, les élus locaux dans leur immense majorité sont de bonne volonté et ne peuvent être tenus pour responsables de cette situation mais ils sont en première ligne pour en constater les effets délétères.

Alors, quelle ingénierie démocratique déployer à l’échelle locale ?

L’enjeu pour les élus est donc d’amener un maximum de leurs habitants à s’impliquer dans la décision locale, le dialogue social et la solidarité plutôt que le repli sur soi ou l’affrontement ; et cela en s’appuyant sur une ingénierie de démocratie inclusive.

Les fondamentaux d’une démocratie (locale) inclusive

Voici quelques conseils (3) à l’intention des élus désireux de réussir cette mobilisation de l’intelligence collective 

  • Au début, il y a la parole de l’élu et les valeurs qu’il doit d’incarner pour inspirer la confiance : sincérité, courage, empathie et ouverture d’esprit
  • Replacer dans une perspective globale (systémique) et finalisée (la recherche de résilience et de « bien vivre ensemble) l’appel à mobilisation des habitants
  • Installer des instances de démocratie participatives ouvertes à tous et sans condition
  • Un effort de communication massif permettant de mobiliser au moins 40% de toutes les composantes de la population (y compris les plus « sauvageons ») dans ces instances de démocratie participative. La terre est trop petite pour se rejeter les responsabilités.
  • La valorisation systématique des réalisations citoyennes. Les actions colibris ne suffisent pas mais elles méritent d’être valorisées par la collectivité
  • Doter la collectivité d’une charte de gouvernance pour réguler et sécuriser les échanges et les contributions de chacune des instances de gouvernance
  • Créer les conditions d’un dialogue constructif systématiquement et partout (quartiers, lotissements, paliers, …). Il s’agit de réapprendre à « se parler »
  • Permettre aux habitants de proposer des actions et projets de leur propre initiative et en dehors de tout cadre préétablis (sinon celui fourni par la charte de gouvernance)
  • S’engager à rendre des comptes aux habitants, à justifier la décision de la collectivité lorsqu’elle ne valide pas une proposition portée par les habitants
  • Installer les instances de gouvernance inclusives (« conseil des 100 », et clubs thématiques) dans la durée. Le désir de s’impliquer dans la vie de la « cité » requiert du temps… Celui de la confiance réciproque entre élus et citoyens
  • Et bien sûr et surtout, l’élu local doit accepter de changer de posture. Il s’agit de passer de l’élu architecte, pompier et démineur omniprésent à celui plus effacé de « coach » qui éclaire, soutient et régule les initiatives portées par les habitants.

Bien sûr, ces facteurs clés de succès ne constituent qu’une liste à la Prévert (les ingrédients) s’ils ne s’articulent pas dans un système complet (la recette) de gouvernance locale (2).

A suivre

  • (1) Article « Stratégie de résilience et reengineering territorial »
  • (2) Travaux du cluster « Agorapolis »