Vous avez dit « Bien commun » ?

Dans la perspective d’une nécessaire décarbonation de l’économie et donc d’une exploitation coordonnée et raisonnée des ressources de la planète, la notion de bien commun mais surtout sa concrétisation sont appelés à devenir cruciales.

Un bien commun peut être matériel (un champ, un cours d’eau, l’air) ou immatériel (une connaissance, une publication, Wikipédia).

Par nature, un bien commun se définit comme « une chose à l’usage de tous les hommes et sujets à des dilemmes sociaux (surexploitation, accaparement) ».

Par nécessité et pour éviter précisément sa dégradation et/ou privatisation, l’usage d’un bien commun doit être coordonné à l’échelle nationale (voir supra nationale) ou locale.

A l’échelle nationale, le bien commun coordonné devient « Choses instituées comme étant nécessaires à l’exercice des droits fondamentaux, au libre développement de la personne et des générations futures et dont l’accès à tous doit être assuré par la loi ».

A l’échelle locale le bien commun coordonné est « toute ressource (système et unités) en accès partagé gérée de manière auto-organisée par une communauté en vue de garantir l’intégrité de la ressource dans le temps ».

Cette demande de protection des biens communs va donner lieu à de plus en plus de conflits d’intérêt locaux. Aussi, les collectivités vont devoir acquérir une ingénierie de l’intelligence collective qui leur permettent de créer de la coopération, de la solidarité plutôt que de l’affrontement.

Le partage de l’eau constitue déjà un « crash test » dans nombre de communes !

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