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L’émotion positive = L’arme fatale pour gagner la bataille de l’opinion publique

Devant nous la promesse d’un monde Orwellien

Ayons le courage de la lucidité. Nous ne sommes qu’au début d’une crise globale (systémique) et généralisée (mondiale). Et déjà un tsunami réactionnaire et totalitaire est sur le point de submerger les dernières démocraties ; autant de châteaux de sable.

Alors, pourra-t-on éviter cette promesse de 3 empires en guerre perpétuelle ? 3 empires usant et abusant de la brutalité et la post vérité pour mater leurs peuples.

La réponse pourrait être positive si les influenceurs, activistes et politiques réputés progressistes acceptaient de changer de stratégie en commençant par reconnaître leur erreur originelle : Faire appel à la raison.

Car après des années de (néo)libéralisme, les peuples sont épuisés, fracassés (comme l’exprime si bien le philosophe Éric Sadin) et atomisés quand ils ne sont pas martyrisés.

Ainsi, à mesure que la pandémie d’anxiété et de ressentiment se répand, les gens cherchent à s’accrocher à des idées simples et définitives (« Tout ça c’est la faute des migrants, des arabes, des juifs, des homos, des féministes, de l’extrême gauche et des écologistes », « Moi président, tous vos vœux seront exaucés », « Tolérance 0 ») incités en cela par des médias de propagande. La plupart de nos contemporains ne peuvent et/ou ne veulent plus en l’état affronter la complexité de la situation ou être sommés d’être responsables pour les autres. Ils refusent d’être culpabilisés.

Alors pourquoi s’acharner à convaincre à coup de films, de documentaires, de livres, d’études et de tribunes que la planète brule, que le fascisme est à nos portes, que les inégalités explosent… Même si c’est vrai par ailleurs.

Toutes ces productions ont l’immense mérite de constituer autant de leviers d’action pour les déjà convaincus mais ratent la cible principale : Les ¾ de la population qui assiste passivement -lorsqu’elle ne détourne pas le regard- à l’affaissement écologique, démocratique et économique en cours.

Or, si l’on veut provoquer un ressaisissement démocratique suffisamment massif pour stopper cette descente en enfer, si l’on veut éviter ce destin Orwellien qui nous est promis, il faut mobiliser tous les incrédules, les indécis, les inconscients, les fracassés qui constituent l’essentiel de la population. C’est urgent car le tsunami pointe à l’horizon.

Les émotions, carburants des foules

Les réactionnaires, dictateurs, populistes et autres démagogues l’ont compris depuis longtemps. Il faut mobiliser les émotions pour s’emparer des cœurs. Sur C news et consorts, pas une minute sans qu’un évènement, un mot anodin soit instrumentalisé pour susciter des émotions négatives qu’il s’agisse de haine, de moquerie, de peur, de colère envers tous les autres : Arabes, juifs, féministes, homosexuels, économistes de gauche, écologistes, SDF, migrants… Tiens, tiens, les milliardaires sont épargnés.

Alors, qu’attendons-nous pour opposer à la sourde massue de l’émotion négative la flèche de l’émotion positive ?

Pourquoi et comment mobiliser les émotions positives

L’enjeu est de susciter au plus vite un ressaisissement démocratique massif au sein de la population pour rejeter un avenir cauchemardesque : Une planète ravagée par les désordres écologiques et une humanité en guerre contre elle-même.

Problème : La plupart de nos concitoyens sont aujourd’hui enfermés dans une bulle cognitive et/ou dans un déni de réalité qui rend quasi impossible de susciter la prise de conscience de la gravité de la situation mais aussi le désir d’aller vers l’autre pour construire ensemble une trajectoire porteuse d’avenir.

Force est de constater par exemple que nombre de citadins ont perdu en sociabilité : Évitement du regard de l’autre, crainte de lui sourire ou pire de lui parler. La fracture sociale est béante entretenue en cela par l’usage compulsif des écrans.

C’est là, qu’interviennent les émotions positives. La joie, l’émerveillement, la tendresse sont autant de pointes de flèches susceptibles de percer la cuirasse de nos égoïsmes et indifférences.

Les sources d’émotion positives sont connues :

Que ce soit à l’échelle nationale ou locale, il s’agirait de mettre en avant dans les médias (télévision, presse, radios) le beau, le délicat, l’extraordinaire. Dans la vraie vie du quotidien, ne manquent pas les moments d’émotions qu’ils soient provoqués par un enfant, un animal, un artiste, un phénomène naturel. Autant de moments d’émerveillement, de joie et de tendresse permettant de percer nos cuirasses et d’ouvrir nos cœurs à l’amitié, la solidarité, l’empathie et le désir d’agir ensemble.

Malheureusement dans l’univers Bolloré et de plus en plus de médias, on préfère mettre à la Une le vulgaire et le glauque pour mobiliser les foules (et les votes).

Mais heureusement, à l’échelle locale tout est encore possible. Il est encore temps pour des collectifs de femmes et d’hommes de s’organiser pour proposer à leurs concitoyens des évènements bourrés d’émotions positives. En voici quelques-uns que nous proposons dans le cadre du dispositif « Y viva la fiesta ! » :

Alors, on s’y met ?

Good night and good luck

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