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Vous avez dit démocratie inclusive ?

Introduction : Pour s’adapter à la crise-transformation systémique qui débute (économique, climatique, sociale et sanitaire), chaque territoire doit pouvoir s’appuyer sur l’ensemble des ressources et énergies locales. Seules l’intelligence collective et la coopération permettront de produire l’indispensable effort de résilience (1) à l’échelle de chaque territoire. Il s’agit de faire appel à l’imagination et aux propositions de tous les habitants sans exception en mettant en place des instances de démocratie directe et permanente.

Or, nombre de démocraties (car la France n’est pas un cas isolé) se sont progressivement dévitalisées et de plus en plus de citoyens ne croient plus à l’action politique (65% d’abstentions aux dernières élections régionales).

Ce désengagement se nourrit de causes multiples qu’il faut avoir le courage d’énoncer :

Ce constat peut sembler sévère et généralisateur mais il s’appuie sur des faits largement relatés dans les médias. Ce qui suffit à marquer les esprits et incite à l’abstention.

Les 3 scénarios à éviter à l’échelle nationale mais aussi locale

L’embrasement

Augmentation des coûts de l’énergie, creusement des inégalités, des fins de mois qui n’en finissent pas d’être difficiles, sentiment d’être méprisé… Les facteurs d’explosion sociale n’ont jamais été aussi nombreux. Et c’est sans compter sur l’impact de la hausse des taux d’intérêt et la fin prévisible de l’argent d’hélicoptère. Autre motif de tension, l’inaction climatique amène une partie croissante de la population vers des actions de plus en plus musclées (ex : désobéissance civile et actions de sabotage). Au total, les foyers de mécontentement accumulés ces dernières années risquent de mettre à mal la cohésion sociale des territoires.

La balkanisation de la société

Ce phénomène a également déjà commencé. De plus en plus de citoyens ne supportent plus une société qu’ils jugent mortifère pour la planète et pour le vivre ensemble. Les zad, les sectes, les communautarismes d’une manière générale ont le vent en poupe. Or, si on peut comprendre cette volonté de tomber la muselière et la carte bancaire pour se réapproprier son quotidien et donner du sens à son existence, le risque est grand de passer d’une « France périphérique » à la disparition même de nation et de communauté de destin.

Le durcissement démocratique.

La France n’est déjà classée qu’au 24° rang -en tant que « démocratie imparfaite »- selon l’indice de the economist  intelligence unit). Pire, des signaux inquiétants se sont accumulés ces derniers temps :

Ce scénario est d’autant plus inquiétant qu’une partie de la population tend à sombrer dans la psychose ou le délire sécuritaire (précautions sanitaires disproportionnées, phobie de l’invasion migratoire, demandes de leaders autoritaires, de toujours plus d’encadrement des libertés individuelles)

Bien sûr, les élus locaux dans leur immense majorité sont de bonne volonté et ne peuvent être tenus pour responsables de cette situation mais ils sont en première ligne pour en constater les effets délétères.

Alors, quelle ingénierie démocratique déployer à l’échelle locale ?

L’enjeu pour les élus est donc d’amener un maximum de leurs habitants à s’impliquer dans la décision locale, le dialogue social et la solidarité plutôt que le repli sur soi ou l’affrontement ; et cela en s’appuyant sur une ingénierie de démocratie inclusive.

Les fondamentaux d’une démocratie (locale) inclusive

Voici quelques conseils (3) à l’intention des élus désireux de réussir cette mobilisation de l’intelligence collective 

Bien sûr, ces facteurs clés de succès ne constituent qu’une liste à la Prévert s’ils ne s’inscrivent pas dans une stratégie et une ingénierie démocratique mais aussi et surtout dans des valeurs humanistes.

Good night and good luck

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