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Atteindre l’autonomie alimentaire. Pois chiche ??!

L’enjeu du retour sur Terre : Que ce soit sur Mars ou sur notre bonne vieille terre, aucune vie n’est envisageable -dans l’état actuel de la science- sans ces précieux aliments qui constituent notre carburant.

Or, avec les progrès de l’agriculture intensive et de l’industrie agroalimentaire, nous avons finis par oublier que l’accès à l’alimentation n’était pas un don du ciel garanti mais le résultat d’un système de production et de distribution basé sur quelques principes féconds hier mais aujourd’hui dépassés :

Selon le dernier baromètre réalisé par l’institut Ipsos pour le Secours populaire, 32 % des Français ne sont pas en capacité de se procurer une alimentation saine en quantité suffisante pour manger trois repas par jour, et 15% déclarent même ne plus pouvoir assurer régulièrement petit-déjeuner, déjeuner et dîner, faute de moyens.

Pire, la crise systémique qui débute fait peser un risque sur notre sécurité alimentaire.

Quelques exemples :

Résultat. Le cours mondial des produits agricoles devrait connaître dans les prochaines années augmentation tendancielle et instabilité.

L’autonomie alimentaire redevient donc un enjeu de souveraineté.

Mais de quelle souveraineté alimentaire parle-t-on ?

Compte tenu de son potentiel agricole, la France devrait pouvoir garantir l’accès universel à une alimentation saine, suffisante, équilibrée et peu carbonée.

Certains organismes officiels, comme l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), ont établi des recommandations sous forme d’apports nutritionnels conseillés (ANC) pour chaque type de nutriment, pour une journée complète. Ces ANC sont calculés sur la base des besoins nutritionnels moyens d‘un groupe d’individus représentatifs de la population.

Quelle stratégie alimentaire déployer à l’échelle locale ?

Sachant que d’ici 2027, il ne faut pas espérer un plan Marshall de l’alimentation (à moins d’un coup de théâtre peu probable), les collectivités locales doivent – à l’échelle de leurs bassins agricoles- agir vite et vraiment en adoptant une approche systémique ; c’est-à-dire en intégrant l’ensemble de la chaîne : la production, la transformation, la distribution et la consommation

Aujourd’hui, les démarches engagées de types PAT piétinent faute le plus souvent d’une réelle volonté politique mais aussi d’un manque flagrant d’ingénierie.

Quelques propositions d’ordre méthodologiques

Toute ambition d’autonomie alimentaire locale devrait se structurer autour des 4 piliers de la résilience :

Les objectifs/indicateurs de réussite d’une démarche de résilience alimentaire :

Deux conditions de réussite président à la réussite d’un projet local d’autonomie alimentaire :

Au départ de la démarche, l’ensemble des parties prenantes (agriculteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs) doivent s’accorder sur quelques principes directeurs :

En conclusion : La recherche d’autonomie alimentaire à l’échelle nationale et locale redevient prioritaire en ce début de crise systémique.

Pour concrétiser cette ambition, les collectivités locales vont devoir s’appuyer sur une ingénierie leur permettant à la fois :

Good night and good luck

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