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À la recherche du temps perdu…

Devant nous, la promesse d’un désordre systémique (climatique, géo politique, socio-économique et peut être sanitaire) sans précédent si nous ne nous ressaisissons pas rapidement en tant que citoyens et en tant que nation.

Et pourtant, face à cette menace qui se précise, l’actualité fourmille d’exemples de mal adaptations :

Les ingrédients du cocktail qui nous attend sont déjà connus :

Dans ce contexte de montée des périls, nous pourrions nous attendre à une mobilisation massive et pacifique des peuples pour la promotion d’une société plus « Care » (plus démocratique et respectueuse de la planète et de ceux qui l’habitent). Un refus de l’inacceptable : Projets écocides et incurie climatique, massacre des palestiniens, paupérisation des agriculteurs, épuisement des soignants, répression des mouvements écologistes, ..

Las ! La plupart des sapiens ne bronchent pas ou si peu et poursuivent leurs routines tant que leur intérêt particulier n’est pas directement inquiété.

Comment expliquer cette absence de réaction face à la montée des périls ?

Au cœur de tout : Une relation au temps devenu pathologique

Coursiers, cadres en entreprise, mères isolées avec enfant à charge, étudiants bossant chez Mac Do, nous sommes de plus en plus nombreux à courir après le temps, à accumuler/enchaîner les activités (vie professionnelle, démarches administratives du quotidien, contraintes familiales). Pour ceux dont les emplois du temps sont les plus chargés, les quelques moments de temps libre sont consacrés à la réparation (dormir, se reposer) ou au délassement (se changer les idées, oublier la machine).

Si certains sont effectivement épuisés, fracassés par le système économique, d’autres sont en revanche responsables de cet empilement d’activités : Cadres et dirigeants d’entreprise enchaînant les réunions inutiles, adorateurs de Netflix et de jeux vidéo, ..

Ainsi, librement ou par obligation, nous sommes dans le guidon et tentons de nous dégager du peloton quitte à donner des coudes à nos co citoyens considérés comme concurrents.

Nous voici devenus hamsters compulsifs asservis à une roue du temps qui semble de plus en plus nous échapper.

Tant d’énergie gaspillée à détruire la planète.

Pire, certaines de nos activités et de nos inclinations nuisent à la planète : tourisme, mode, alimentation,..

Si « On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance », ayons enfin le courage d’interroger ce culte de la croissance à 2 chiffres et de l’hyper consommation. Ai-je absolument besoin de ce smart phone de dernière génération ou de ce tailleur Zara ?

Saccager la planète et mettre au travail l’humanité jusqu’à 64, 65 ou 66 ans ? Dans quel but ? Pour quel projet de société ? Pour quel projet de vie en commun ? Au bénéfice de qui ?

L’hyper consommation et l’hyper activité nous rend elle heureux ?

« L’américain moyen dépense soixante fois plus d’énergie que le chasseur-cueilleur moyen de l’âge de pierre. Est-il pour autant soixante fois plus heureux ? » Yuval Noah Harari

Nous savons que non. Alors pourquoi ne pas ralentir ?

Le monde ira mieux le jour où nous exigerons des voitures légères et sous équipées ; le jour où nous refuserons de nous endetter pour consommer toujours plus. Le jour où nous revendiquerons l’oisiveté.  

Arrêtons de nous épuiser à perpétrer des activités et des rythmes de vie qui nous empêchent de réaliser la situation périlleuse dans laquelle se trouve notre espèce et donc d’agir.

Il est urgent de prendre du recul par rapport aux évènements qui s’accélèrent et se bousculent. Il nous revient de comprendre la marche du monde pour reprendre le contrôle de nos existences.

À la recherche de tout ce temps perdu ….

Pour ceux qui le peuvent économiquement, réapprenons l’oisiveté et savourons la lenteur propice à la réflexion et à la méditation.

Pour tous, il s’agit de miser sur la sobriété et la sélectivité (« qui trop étreint mal embrasse »)

Réapprendre l’empathie et se rendre disponible à l’autre (ses combats, ses difficultés, ses aspirations) et à soi-même (notre être, nos aspirations, nos rêves).

Prendre le temps de la réflexion, c’est la possibilité de passer de :

Comment ralentir ? Comment retrouver ce temps perdu ?

Objectif « Dégager de mon temps »

Tout commence par mettre de l’ordre dans ses pratiques (consommations, engagements associatifs, agenda professionnel) afin de sanctuariser ne serait ce que trente minutes quotidiennes.

Il s’agit de mettre à profit un peu de ce temps pour :

Objectif « Ralentir »

La vie de hamster est compulsive ; à l’instar d’une drogue à accoutumance, il nous faudra du courage pour lâcher la roue. Et pourtant, nous devons ralentir et vite !

Good night and good luck

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