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Quels projets de territoires pour affronter l’avenir ?

(Quelle stratégie de développement adopter à l’échelle des EPCI)

A n’en pas douter, le monde connaît une crise-transformation systémique :

Pire, ces crises sont systémiques car elles s’alimentent mutuellement :

Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, s’impose la nécessité de construire un monde plus protecteur et soucieux de la planète et de ceux qui l’habitent :

Ce monde du « care », nécessairement plus local et décentralisé, constitue une formidable opportunité pour les territoires de proximité (pays, communautés de communes, agglomérations, ..) jusqu’à présent sommés de s’adapter à l’impératif de mondialisation.

Encore faut-il que les élus locaux sachent doter leur territoire de véritables stratégies de résilience inclusives.

Définition résilience territoriale : « Aptitude d’un territoire à maintenir son intégrité (ses propriétés, ses qualités) quel que soit le contexte environnemental »

Les 4 axes directeurs d’une stratégie de résilience locale :

Ces priorités constituent autant de défis, tant elles ont pu être négligées jusqu’à présent. Or, en l’absence d’une stratégie globale et finalisée impulsée et pilotée à l’échelle de chaque collectivité territoriale, les initiatives privées et les aides des états ne suffiront pas.

Les premiers moments d’un projet de territoire porteur d’avenir

Dans le contexte de crise existentielle que nous connaissons, nombre d’élus locaux souhaitent élaborer ou actualiser leur projet de territoire. Nous leur recommandons de privilégier une stratégie de résilience inclusive.

En voici la séquence de démarrage :

1°) Un séminaire d’orientation stratégique. Ce séminaire destiné aux élus locaux leur permettra de partager une vision globale et finalisée des défis à relever et des conditions de réussite d’une stratégie de résilience. Il constitue l’acte fondateur d’une démarche exemplaire portée par des élus exemplaires.

2°) La désignation d’un Référent « résilience territoriale » au sein de la collectivité. Ce professionnel du management de projet et de la conduite du changement aura pour mission de coordonner l’ensemble des actions/projets contribuant à la résilience du territoire : démocratie participative, plan climat, relocalisation d’activités, ..

Son rôle sera déterminant pour décloisonner les services/délégations, éviter les incohérences et donner un sens commun à l’ensemble des initiatives.

3°) La revue d’ingénierie territoriale. Ce dispositif de type Etat des lieux permet à une collectivité :

4°) La mise en place d’une ingénierie de démocratie locale adaptée. On connaît désormais les ingrédients du succès en matière de démocratie locale :

5°) La mobilisation de l’ensemble des habitants. Aucun des défis évoqués (santé, solidarité, mobilité, éducation, sécurité, ..) ne pourra être relevé sans une participation massive (au moins 40 %) des habitants. Cette mobilisation doit s’appuyer sur une campagne de communication dynamique, moderne et responsabilisante.

Peuvent ensuite se dérouler dans les meilleures conditions, les étapes d’élaboration du projet de territoire à proprement parler :

En conclusion

En ce début de crise systémique, les élus locaux se retrouvent en première ligne pour relever simultanément 3 défis :

L’erreur consisterait à concentrer leur énergie sur le premier point et de se contenter de quelques actions isolées (ex : un peu de pistes cyclables, un zeste de budget participatif, ..) en guise de stratégie de résilience. Face aux tsunamis à venir, les demi-mesures ne suffiront pas.

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